vendredi 6 mai 2011
jeudi 17 mars 2011
Le baron libertin en liberté sous le Troisième Reich
mercredi 6 octobre 2010
WILLI
Qu’est-ce que vous foutez là ?
LE MARQUIS
Et ben voilà !... J’ai un couteau dans le ventre !
WILLI se précipitant vers lui
Merde !... Mais c’est le mien !
LE MARQUIS
Evidemment… Quand les idées sont dans l’air…
WILLI
Quel est le salopard qui vous a fait ça ?
LE MARQUIS
Un jeune. Avec un manteau.
WILLI
Dans mon genre ?
LE MARQUIS
Oui. A votre place, moi, je me débinerais.
WILLI criant son innocence
Mais ça peut pas être moi ! J’arrive ! J’étais pas là !
LE MARQUIS expirant
J’ai pas dit que c’était vous.
WILLI
Alors c’est qui ? Vous pourriez ouvrir les yeux dans un cas pareil !
"Vous allez quand même pas me laisser rentrer tout seul, dans les rues désertes à trois heures du matin ?...
Avec ce qui se passe en ce moment ?"
Le docter Ley, le chat et la moutarde
Le docteur Ley, au cours d’un petit voyage professionnel qu’il a fait pour « Kraft durch Freude », rencontre un pacha de la république de Weimar.
Je serais bien incapable de donner un nom, ça pourrait même se passer dans un camp de concentration, mais le docteur Ley n’y va jamais, parce qu’il est très sage, et le pacha lui demande alors comment il s’arrange pour que les ouvriers bouffent maintenant ce qu’ils n’auraient jamais voulu bouffer autrefois.
Le docteur Ley montre un chat qui se chauffait au soleil, et dit : « Supposons que vous vouliez lui faire avaler une bonne ration de moutarde, que cela lui plaise ou non, comment faites vous ? »
Le pacha prend la moutarde et l’enfourne dans la gueule du chat. Evidemment, la bête aussi vite lui crache la moutarde à la figure. Pas moyen de la faire avaler, mais des coups de griffe en veux-tu en voilà !
« Mais non, mon vieux, dit le docteur Ley avec son air supérieur, c’est raté ! Regardez-moi. » Il saisit la pauvre bête, prend la moutarde d’un geste rapide, et la lui colle, ni vu ni connu, dans le trou du cul.
(Aux dames) Excusez-moi, mais c’est dans l’histoire. Le chat, tout ahuri, car ça lui fait terriblement mal, s’efforce aussitôt de lécher la moutarde.
« Regardez, cher monsieur, dit le docteur Ley triomphant, il la mange ! Et volontairement ! »
Il y a certes le courage d’une poignée de militants qui, au mépris du danger, publient leur littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d’une grande part des intellectuels »
